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Placements financiers : réduire ses impôts sans investir dans l’immobilier

Date de publication : 3 mai 2021

Pour réduire vos impôts vous pouvez investir dans des dispositifs de défiscalisation. Les dispositifs de défiscalisation peuvent être des investissements d’ordre immobilier mais pas seulement ! Il existe des placements financiers capables de vous faire bénéficier d’avantages fiscaux non négligeables. En plus des avantages fiscaux qu’ils procurent, ces dispositifs vous feront aussi profiter de bénéfices, lorsqu’ils sont bien choisis. Expert impôts décrypte pour vous les bons placements qui vous feront faire des économies en investissant l’argent de vos impôts.

Comment réduire vos impôts sans investir dans l’immobilier ?

Aversion au risque, rendement, horizon de placement : les critères de sélection d’un investissement financier

Quels sont les critères de choix d’un bon placement financier ? Tout d’abord, il est essentiel de comprendre qu’un bon placement pour certains individus ne l’est pas forcément pour d’autres. LE bon placement n’existe pas. En effet, il n’existe pas vraiment de bons ou de mauvais placements, seulement des placements qui correspondent à des critères. Il est nécessaire avant tout de bien analyser votre situation afin de comprendre quelles sont vos attentes et vos besoins. Les critères les plus importants à prendre en compte avant d'investir sont les suivants :

Il vous appartient de faire le point sur ces critères, et de déterminer où vous vous situez, en fonction de vos préférences et de vos objectifs de placement (rendement, transmission, prévoyance, etc).

Pourquoi faire appel à un conseiller en investissement financier (CIF) ?

Afin de régulariser et de contrôler les acteurs des marchés financiers et de protéger les particuliers, la France a créé le statut de Conseiller en Investissement Financier (CIF). Celui-ci est encadré par la Loi sécurité financière de 2003. Le CIF est là pour vous orienter. Il vous aidera à comprendre les différents critères mentionnés ci-dessus, avant d’investir. Son rôle est de vous procurer un conseil en investissement, c’est-à-dire de vous proposer la meilleure stratégie de placement pour votre argent, en fonction de votre situation et de vos objectifs. A travers plusieurs questions ciblées, il détermine votre profil investisseur. Ses recommandations et son approche seront alignées avec votre objectif d’investissement, votre situation patrimoniale, votre niveau de connaissances en placements financiers et votre aversion au risque. Un fois la prestation de conseil réalisée, le CIF vous remet une déclaration d’adéquation. Celle-ci explique en quoi les recommandations qui vous ont été faites correspondent bien à vos objectifs et à votre profil. Ensuite, libre à vous de suivre ou non les conseils de CIF, via l'intermédiaire d’un interlocuteur compétent. Car le CIF n’est pas habilité à réaliser les placements. Son rôle ne comprend pas la gestion de portefeuille.

Les domaines d’expertise du CIF sont :

Les CIFs sont en général plutôt spécialisés en épargne, crédit et assurance. Pour un tour d’horizon des placements financiers, il est conseillé de s’orienter plutôt vers un Conseiller en Gestion de Patrimoine

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Comment choisir son conseiller en investissement financier (CIF) ?

Le statut de CIF est protégé par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), qui est une organisation indépendante d’envergure internationale.

Le CIF a certaines obligations légales envers ses clients. Pour vous assurer que votre interlocuteur soit en conformité, vous pouvez commencer par vérifier les informations suivantes sur sa carte professionnelle. C’est un document qu’il doit vous faire parvenir avant la contractualisation d'une mission de conseil :

Si vous avez un doute, vous pouvez toujours contacter l’AMF au 01 53 45 62 00. Leur service Epargne Info pourra vous renseigner sur votre interlocuteur et vérifier qu’il est bien légalement habilité à vous conseiller.

D’autres critères de choix sont à passer en revue avant de choisir un CIF :

Neutralité

Certains CIF sont indépendants, et d’autres non. Le conseil indépendant a l’avantage d’être plus neutre, et moins intéressé. En effet, dans le cas d’un conseil non indépendant, le CIF est autorisé à être rémunéré directement par l’entité qui gère le produit financier vers lequel il vous oriente. On comprend aisément pourquoi cela peut être moins neutre qu’un conseil indépendant, qui a contrario ne peut être rémunéré par l’entité en question. La CIF a l’obligation de vous informer si son conseil est indépendant ou non.

La neutralité du conseil peut aussi être estimée à l’aide des éléments suivants :

Ces informations sont normalement présentes sur la carte professionnelle fournie par le CIF.

Mode de rémunération

Il est précisé sur la lettre de mission que le CIF doit vous fournir. Dans le cas des conseils indépendants, il s’agit généralement d’honoraires (le temps passé pour vous prodiguer le conseil). Puisque le CIF ne se rémunère pas via l’établissement qui fournit les produits financiers qu’il vous conseille.

Aller plus loin : le rôle du Conseiller en Gestion de Patrimoine

Les Conseillers en Gestion de Patrimoine sont très souvent certifiés CIF, entre autres. Et, contrairement aux CIFs, ils sont bien habilités à gérer votre portefeuille. C’est-à-dire qu’ils sont en capacité de vous accompagner sur tous les volets de la gestion de votre patrimoine financier et immobilier, grâce à leur vision à 360°. Expert Impôts est spécialisé dans la mise en relation avec des conseillers qui vous permettent de trouver l’investissement qui fera fructifier votre argent tout en réduisant vos impôts.

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Ceci étant dit, passons maintenant à l’exposé des différents types d'investissements financiers défiscalisants !

Quels sont les différents types de placements financiers pour réduire vos impôts ?

Réduire vos impôts tout en soutenant des PME françaises

1) Parier sur l’innovation : le Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI)

Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) sont des dispositifs vous permettant d’investir dans des PME innovantes. Les FCPI donnent accès à des avantages fiscaux. Néanmoins, pour pouvoir bénéficier de ces avantages, vous devez impérativement conserver vos parts pendant au minimum 5 ans.

À quels avantages fiscaux les FCPI donnent-ils accès ? Tout d’abord à des réductions d’impôts. Le taux de ces réductions d’impôts peut atteindre 25% du montant investi en France métropolitaine et 30% dans les DOM/TOM.

Un autre avantage est à souligner : il s’agit de l'exonération de l’impôt sur les plus-values.

Quels sont les risques de ce placement ?

Investir dans des entreprises comporte toujours un risque. Dans le cas des FCPI, vous investissez dans des PME, qui sont des sociétés en développement. Vous prenez donc le risque de perdre votre investissement dans le cas où les résultats des entreprises ne sont pas bons. Voire même dans le cas où celles-ci feraient faillite. Votre gain ou votre perte dépend donc entièrement de l’évolution des PME sur lesquelles vous misez. Il faut aussi prendre en compte la durée de blocage de votre épargne qui est de minimum 5 ans. Le mieux, vous l’aurez compris, c’est donc d’être bien renseigné avant de se lancer.

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2) Miser sur la proximité : le Fonds d’Investissement de Proximité (FIP)

Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) permettent de réaliser des investissements financiers visant à soutenir des PME de proximité. Au même titre que les FCPI, les FIP donnent accès à des taux de réduction d’impôts allant jusqu’à 25% de vos investissements. Ils ont aussi une durée de blocage comprise entre 5 et 7 ans minimum.

Enfin, l'exonération totale des impôts sur les plus-values et gains générés est également de mise.

Quels sont les risques de ce placement ?

Les Fonds d’investissement de Proximité (FIP) tout comme les Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) sont considérés comme des Fonds Commun de Placement à Risques (FCPR). Les risques sont donc les mêmes que ceux encourus via des FCPI. Néanmoins, le risque est plus modéré concernant les FIP car les secteurs d’activité des PME éligibles aux FIP sont considérés comme plus sûrs : biens de consommations, transports etc. Tandis que les secteurs d’activité des PME éligibles aux FCPI (informatique, environnement, communication) présentent une dimension plus aléatoire.

Par ailleurs, les FCPI et FIP sont des solutions de défiscalisation qui peuvent être mises en place très rapidement. On vous conseille la lecture de notre article pour savoir comment mettre en place ces solutions de défiscalisation en dernière minute.

3) Avis au cinéphiles : la Société de Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel (SOFICA)

Adhérer à une Société de Financement du Cinéma et de l’Audiovisuel (SOFICA) vous permet de bénéficier d’avantages fiscaux importants tout en soutenant l’industrie du cinéma français. Ce produit financier est toutefois peu rentable. Sa rentabilité se joue surtout sur les sommes via lesquelles les adhérents réduisent leurs impôts. En effet, le taux de réduction d’impôts dont vous pouvez bénéficier en souscrivant à une SOFICA s’élève à 30% de votre investissement. Un taux pouvant évoluer à la hausse sous certaines conditions. La durée de ce dispositif est de minimum 5 ans.

Quels sont les risques de ce placement ?

Les rendements générés par les SOFICA sont faibles (environ 1%) et la durée de blocage des parts est élevée. Le risque principal concerne le capital investi.

Et si vous investissiez dans des parts immobilières ?

Si vous souhaitez investir dans des parts immobilières, la SCPI est le choix le plus judicieux. Une SCPI est une Société Civile de Placement Immobilier, c’est-à-dire une société qui gère la location de biens immobiliers pour le compte d’épargnants. Si vous optez pour ce placement, vous serez heureux d’apprendre qu’il est très accessible (à partir de 200€ investis seulement). Deuxième avantage : la fiscalité très avantageuse qui en découle. Il existe plusieurs types de SCPI fiscales : les SCPI Pinel, les SCPI Denormandie, les SCPI Malraux ou encore les SCPI de déficit foncier . Les SCPI fiscales donnent le droit à des avantages fiscaux très différents selon la loi fiscale de référence de la SCPI.

À savoir : En choisissant les SCPI fiscales, vous privilégiez les avantages défiscalisants aux rendements.

Quels sont les risques de ce placement ?

Il existe toujours un risque de perte du capital comme dans tout investissement. Mais ce risque est modéré par la diversité des parcs immobiliers détenus par les SCPIs. Concernant les SCPI fiscales, les rendements locatifs sont faibles, mais le principal bénéfice financier se trouve dans l’aspect défiscalisation. Aussi, la durée de ce type de placement est longue, de 9 à 12 ans selon le type de SCPI fiscale mise en place.

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Les produits d’épargne : lequel choisir pour réduire vos impôts ?

1) Objectif prévoyance : le Plan Épargne Retraite (PER)

Le Plan Épargne Retraite (PER) est un produit d’épargne vous permettant de vous constituer une retraite complémentaire.

L’argent versé sur le PER est bloqué jusqu’à la retraite. Sauf pour certains cas comme les accidents de la vie ou encore l’achat de votre résidence principale. En plus de l’avantage de faire travailler votre argent, donc de générer des revenus, le PER est un dispositif de défiscalisation efficace. Les versements réalisés sur le PER sont déductibles de vos revenus. Ce qui constitue un réel avantage fiscal. Votre base de revenus imposable sera ainsi réduite, et par conséquent vos impôts seront eux aussi réduits.

Quels sont les risques de ce placement ?

Le premier risque réside dans le fait que votre PER soit bloqué jusqu’à votre retraite à part dans les cas mentionnés ci-dessus. Il faut donc anticiper les aléas de la vie, tout en sachant que vous ne pourrez pas utiliser l’argent de votre épargne retraite.

Pour approfondir le sujet, et découvrir quels sont les avantages et les inconvénients de ce placement, c’est par ici !

2) Le placement de long terme diversifié : l’Assurance vie

L’assurance vie est, tout comme le PER, un produit d’épargne permettant d’avoir accès à des avantages fiscaux. L’objectif de souscrire à une assurance vie est de préparer certains projets de grande envergure ou tout simplement de se constituer un capital. Les sommes versées sur votre contrat d’assurance vie ne sont pas imposables jusqu’au rachat de votre contrat. De plus, l’assurance vie donne accès à un abattement fiscal des plus-values qui ne sont imposées qu’à 7,5% pour un contrat d’une durée supérieure à 8 ans.

La principale différence entre le PER et l’assurance vie est le fait que vous puissiez récupérer l’argent versé sur une assurance vie quand vous le souhaitez. Si c’est avant 8 ans, vous ne bénéficierez simplement pas de l'abattement fiscal.

Quels sont les risques de ce placement ?

L’assurance vie est une enveloppe d’investissements financiers, qui sont soumis à l’influence des cours boursiers et autres. Les variations du marché financier peuvent en effet affecter ces produits d’épargne et leurs rendements. La diversification des investissements regroupés dans le contrat d’assurance vie est un élément de vigilance pour atténuer les risques de perte de capital.

3) Objectif rentabilité : le Plan Épargne Action (PEA)

Le Plan Épargne Action (PEA) est lui aussi un produit d’épargne. Il permet aux investisseurs d’obtenir des actions d’entreprises européennes tout en bénéficiant d’un avantage fiscal.

Les détenteurs de PEA jouissent d’un cadre fiscal intéressant, puisque 5 ans après avoir effectué le premier versement (sans avoir retiré de sommes d’argent), les gains que génèrera votre PEA seront exonérés d’impôts sur le revenu . En effet, si vous effectuez des retraits de votre PEA après 5 ans, vous ne serez soumis qu’aux prélèvements sociaux (17,5%). Et cela n'entraînera pas la clôture du PEA.

En revanche, tout retrait de votre PEA avant 5 ans entraîne la clôture de ce dispositif, ainsi qu’une taxation de 30% incluant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.

Quels sont les risques de ce placement ?

Les sommes accumulées au sein du PEA ne peuvent être investies que dans des entreprises éligibles, qu’elles soient cotées ou non cotées en bourse. Il y a donc un risque de perte en capital, car celui-ci ne va dépendre que de la santé des entreprises sur lesquelles vous miserez.

Sauvegarde des espaces ruraux & fiscalité : les Investissements Groupements Fonciers

Les Groupement Fonciers sont des sociétés civiles dont le but est de transmettre des parts de terrains à des investisseurs. Si vous optez pour ce dispositif, vous participez ainsi à la conservation et à l’exploitation de terrains forestiers, viticoles ou agricoles. Qu’il s’agisse des Groupements Fonciers Forestiers (GFF), des Groupements Fonciers Viticoles (GFV) ou des Groupements Fonciers Agricoles (GFA), ils vous permettent tous de percevoir des revenus complémentaires, parfois en nature. Les groupements fonciers procurent aussi des avantages fiscaux importants :

Quels sont les risques de ce placement ?

Les principaux risques des Groupements fonciers sont la mauvaise gestion et exploitation de la parcelle dans laquelle vous avez investi. Cela pourrait avoir un impact sur vos rendements.

Les crédits d’impôt : l’astuce accessible à tous, comment en bénéficier ?

Un crédit d’impôt est une réduction de l’impôt sur le revenu pouvant donner lieu à un remboursement dans le cas où vous n’êtes pas imposable ou que le montant du crédit d’impôt est supérieur à vos impôts. En effet, à la différence d’une simple réduction d’impôt, le crédit d’impôt est destiné à tous les résidents en France, peu importe que vous soyez imposable ou non imposable. Pour être éligible à ces dispositifs de crédits d’impôts, vos dépenses doivent respecter les conditions fixées par l’État.

Voici certaines catégories de dépenses éligibles au crédit d’impôt :

  • L’emploi à domicile
  • Les dons
  • Les cotisations syndicales
  • Les enfants à charge et les étudiants
  • Les dépenses d’équipement de l’habitation principale en faveur de l’aide aux personnes ou de la transition énergétique
  • Cette liste est bien sûr non exhaustive et il existe beaucoup d’autres moyens mis en place par l’État pour bénéficier de crédits d’impôts.

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