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Défiscalisation immobilière : comment réduire ses impôts en 2022 ?

Date de dernière mise à jour : 09/08/2022

Investir dans l'immobilier est une pratique très répandue pour bénéficier d'avantages fiscaux. En effet, une grande quantité de dispositifs ont été mis en place pour vous permettre de réduire vos impôts tout en profitant des nombreux avantages de votre investissement. Certains dispositifs sont très connus comme le Pinel. D'autres le sont moins, pourtant ils offrent tout autant d'opportunités de bénéficier d'allègements fiscaux.

En France, environ 40% des ménages possédant deux logements (une résidence principale et un autre logement) mettent un de ces logements en location. L'immobilier de placement intéresse donc de plus en plus les français, qui y voient une opportunité financière et fiscale.

Sommaire

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Quels sont les différents types d'investissements immobiliers permettant de réduire vos impôts ?

En plus du choix du dispositif fiscal de votre investissement, vous hésitez aussi sûrement entre l'immobilier neuf et l'immobilier ancien. Voici, pour vous aider dans votre choix, les dispositifs de réduction d'impôts dans l'immobilier neuf et dans l'immobilier ancien.

Investir dans l'immobilier neuf pour réduire vos impôts

1) Pinel : pour investissement locatif

Le dispositif Pinel vous permet de bénéficier d'un avantage fiscal sous certaines conditions.

Pour être éligible au dispositif Pinel, vous devez investir dans un bien immobilier neuf et le louer pour une durée de minimum 6 ans. Plus la durée de location est allongée, plus votre avantage sera conséquent.

Voici les autres conditions principales pour bénéficier du dispositif Pinel :

  • Les biens éligibles au Pinel sont situés dans un bâtiment d'habitation collectif. Les villas individuelles situées au sein d'une copropriété ne sont donc pas éligibles.

  • Les revenus du locataire doivent être inférieurs à un plafond fixé par le code général des impôts.

  • Des plafonds de loyers et de ressources du locataire sont également fixés et doivent être respectés.

  • Le bien doit être loué nu et doit atteindre un certain niveau global de performance énergétique lui aussi fixé par le code général des impôts.

Ainsi, vous bénéficierez d'une réduction de votre impôt sur le revenu allant de 12 à 21% de votre investissement selon la durée de mise en location. Voici le tableau correspondant au taux de réduction fiscale par rapport à la durée de l'engagement de location :

Pourcentage de réduction d‘impôts

Durée de l'engagement de mise en location

12 % du montant de l'investissement

6 ans

18% du montant de l'investissement

9 ans

21% du montant de l'investissement

12 ans

Ces réductions sont valables jusqu'en 2022. À partir de 2023, ces taux de réductions fiscales vont évoluer. Malheureusement, ceux-ci évolueront à la baisse, c'est-à-dire que les taux de réductions d'impôts accordés seront moins avantageux. Néanmoins, un nouveau dispositif Pinel devrait faire son apparition afin de maintenir les taux actuels en 2023, et ce sous certaines conditions : le Super Pinel, aussi appelé Pinel+. Pour en savoir plus, direction notre article sur les nouveauté fiscales 2022.

À savoir : Le dispositif Pinel vous permet de louer votre logement à vos ascendants ou descendants sous la condition suivante : vous ne devez pas être rattaché au même foyer fiscal. Ce qui n'est pas le cas de tous les dispositifs de réduction d'impôts !

Le Pinel a parfois mauvaise réputation, néanmoins si vous vous y intéressez, vous pouvez lire notre article “ Loi Pinel : Comment éviter les arnaques ” qui détaille le sujet.

2) Dispositif Censi-Bouvard : reconduit jusqu'à fin 2022

Le dispositif Censi-Bouvard s'applique pour des contribuables français ayant réalisé un investissement dans un logement neuf entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2022, et qui assignent ce bien à la location meublée pratiquée à titre non professionnel.

Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) est donc cumulable avec l'avantage fiscal que procure la loi Censi-Bouvard.

Les logements éligibles à la loi Censi-Bouvard 2022 sont les suivants :

  • Les établissements médico-sociaux accueillant les personnes âgées ou adultes handicapés.

  • Les établissements avec services de soins, de surveillance médicale et d'hébergement aux personnes dépendantes.

  • Les établissements avec services pour les étudiants.

Lorsque vous réunissez les conditions d'éligibilité, vous pouvez bénéficier de l'avantage fiscal lié à la loi Censi-Bouvard. L'avantage prend la forme d'une réduction sur votre impôt sur le revenu égale à 11% du prix du bien neuf.

À savoir : Il existe un plafond d'investissement à ne pas dépasser fixé à 300 000€ d'investissement par an. Le montant de la réduction d'impôts est donc limité.

Le dispositif Censi-Bouvard vous permet aussi de récupérer le montant de la TVA, soit 20%, sur le prix du bien neuf.

Les niches fiscales de l'immobilier ancien

1) Loi Malraux : une réduction d'impôts jusqu'à 30%

Le dispositif Malraux vous permettra de bénéficier d'un régime fiscal favorable dès lors que vous effectuerez des travaux en vue de la restauration et de la mise en location d'un bien ancien situé dans certaines zones éligibles.

L'avantage fiscal prend la forme d'une réduction d'impôts allant jusqu'à 30%. Cette réduction prend en compte le montant de vos travaux et la zone de localisation de votre logement.

Les conditions à remplir pour être éligible à la loi Malraux sont les suivantes :

  • Le logement doit être affecté à une location nue dans les 12 mois suivants les travaux de restauration, et doit avoir un usage de résidence principale du locataire.

  • La durée de l'engagement de la mise en location du bien est fixée à minimum 9 ans.

  • Le locataire ne doit pas être membre du même foyer fiscal que le propriétaire, il ne doit pas non plus être un proche du propriétaire (ascendant ou descendant).

  • La localisation est un facteur déterminant dans l'éligibilité du bien. La liste des zones géographiques concernées est disponible sur le site impots.gouv.fr.

2) Monuments historiques : profitez de biens rares et d'exception

La loi Monuments historiques a pour objectif de vous faire investir dans des biens faisant partie du patrimoine national pour pouvoir les restaurer et les entretenir. En contrepartie, vous bénéficierez d'un avantage fiscal important .

Voici les conditions d'éligibilité du dispositif :

  • Vous devez conserver le bien pendant au moins 15 ans.

  • Les biens éligibles sont les immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l'inventaire supplémentaire ou disposant du label Fondation du patrimoine.

  • Il n'y a pas de condition de localisation mais il faut savoir que les biens éligibles au dispositif Monuments historiques sont des biens rares et d'exception.

L'avantage fiscal peut se décliner sous plusieurs formes. Si vous n'utilisez pas votre bien pour générer des revenus (locatifs ou commerciaux), il vous sera possible de déduire certaines charges relatives à l'entretien ou aux travaux du bien de votre revenu global. Vous pourrez trouver le revenu global dans votre déclaration des revenus n°2042 à la case 6DD.

Si au contraire, votre bien engendre des recettes, alors vous pourrez déduire la totalité des charges sur vos revenus fonciers .

3) Loi Denormandie : Le Pinel de l'immobilier ancien

Vous pouvez utiliser la loi Denormandie en réalisant un investissement locatif dans un quartier ancien dégradé entre le 28 mars 2019 et le 31 décembre 2023 et sous certaines conditions.

Les conditions principales afin de réaliser ce type d'investissement et ainsi de pouvoir bénéficier de la réduction d'impôts qui en découle sont les suivantes :

  • Les logements éligibles sont les biens anciens nécessitant des travaux d'amélioration ou les locaux transformés pour avoir un usage d'habitation.

  • Les travaux doivent représenter minimum 25% du coût total de l'investissement et doivent être réalisés par un professionnel certifié RGE (Reconnu garant pour l'environnement).

  • Le locataire ne doit pas être un membre de votre foyer fiscal et son revenu fiscal de référence doit être inférieur aux plafonds réglementaires disponibles sur le site des impôts.

  • Le montant des loyers est soumis à des plafonds, eux-aussi disponibles sur le site des impôts.

  • La localisation est un facteur déterminant dans l'éligibilité du logement au dispositif : le bien doit être situé dans une commune dont le besoin de réhabilitation est élevé ou une commune disposant du label Cœur de ville ou de la convention ORT (Opération de revitalisation de territoire).

  • Enfin, la durée de location doit être de 6, 9 ou 12 ans comme pour la loi Pinel.

En réunissant ces conditions, vous pouvez prétendre à la réduction fiscale attribuée au dispositif. Comme pour le dispositif Pinel, le taux de la réduction dépend de la durée de la mise en location. Voici le tableau correspondant :

Pourcentage de réduction d‘impôts

Durée de l'engagement de mise en location

12 % du montant de l'investissement

6 ans

18% du montant de l'investissement

9 ans

21% du montant de l'investissement

12 ans

À savoir : Le dispositif Denormandie est disponible en Outre-mer mais les règles y sont différentes, notamment les plafonds concernant les loyers et les revenus du locataire.

Les dispositifs immobiliers disponibles à la fois dans le neuf et l'ancien

1) Comment bénéficier du statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) ?

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) est accessible aux contribuables désirant effectuer un investissement immobilier locatif soit dans le neuf soit dans l'ancien. En mettant le bien meublé en location, vous bénéficierez d'un avantage fiscal.

L'avantage fiscal auquel vous aurez droit est l'amortissement déductible. Vous pourrez donc déduire de vos recettes annuelles les charges et l'amortissement du bien c'est-à-dire sa dévalorisation tous les ans selon son usure.

Les conditions à remplir pour bénéficier de l'avantage fiscal LMNP sont les suivantes :

  • Investir dans un logement meublé ou le meubler. Une liste du matériel à fournir est établie

  • Ne pas être inscrit au RCS (registre du commerce et des sociétés) qui confère un statut de professionnel.

  • Percevoir moins de 23 000 € de revenus locatifs par an.

2) La Loi Cosse pour “louer abordable”

Le dispositif Cosse permet de proposer aux propriétaires de logements une importante réduction fiscale sur les revenus locatifs en contrepartie d'une signature de convention agréée par l'Anah émettant certaines conditions. Des conditions majoritairement liées aux montants des loyers. Car, pour rappel, la loi Cosse, aussi appelée “louer abordable”, a pour objectif principal de faciliter l'accès au logement pour les foyers modestes.

Pour être éligible à la loi Cosse, il faut respecter les critères suivants, régis par l'Anah :

  • Bien neuf ou ancien soumis uniquement à un usage d'habitation.

  • Bien non meublé, dont le diagnostic de performance énergétique (DPE) est compris entre A et E.

  • Plafond de revenus maximums du locataire fixé par la loi Cosse.

  • Montant du loyer fixé par la convention avec l'Anah.

  • Le locataire ne doit pas être un proche du propriétaire (ascendants, descendants ou membre du même foyer fiscal).

  • La durée de location minimale est fixée à 6 ans pour un logement sans travaux. Pour un logement avec travaux, cette durée est majorée à 9 ans.

  • Si des travaux sont effectués, le montant minimum des travaux est fixé à 1500€ HT.

En respectant ces critères, vous pourrez bénéficier d'une déduction fiscale sur vos revenus locatifs, en plus de pouvoir prétendre à une aide pour les travaux s'il y en a. Cette déduction peut aller de 15 à 85% de vos revenus locatifs bruts. Deux facteurs permettent de déterminer le taux de déduction auquel vous aurez le droit : la zone de localisation du bien et le montant du loyer.

À savoir : Depuis le 1er mars 2022, la loi Cosse est devenue Loc'Avantages, et est prolongée jusqu'au 31 décembre 2024. C'est une des directives prise par la loi de finances 2022.

Les astuces de défiscalisation immobilière pour un bail nu

1) Réduire vos impôts avec la location nue

La location nue d’appartement ou de tout autre type de logement consiste à louer un bien sans l’avoir préalablement meublé. Les seuls éléments qui doivent être présents sont des toilettes, une douche ou une baignoire ainsi qu’un évier. La location non meublée vous permet de défiscaliser grâce à un abattement fiscal de 30% sur vos revenus bruts issus de la location, tant que ceux-ci ne dépassent pas 15 000€ par an. 

2) Utiliser le déficit foncier pour baisser ou annuler vos impôts

Le déficit foncier est un mécanisme qui concerne les locations nues. C’est-à-dire les biens mis en location alors qu’ils sont vides de meubles. Le déficit foncier vous permet de défiscaliser dans la mesure où il vous donne la possibilité de retirer vos frais et charges de votre base imposable. De cette manière, si vos revenus fonciers imposables sont négatifs (plus petit que zéro, d’où l’expression de déficit foncier), alors vos revenus locatifs seront exonérés d’impôt. Seuls certains types de dépenses sont déductibles du revenu foncier. Il s’agit des dépenses d’amélioration, de réparation et d’entretien. Ainsi vous pourrez bénéficier d’un abattement allant à la hauteur de 10 700€ par an. 

Dans le cas où cet abattement serait dépassé, alors vous pourrez bénéficier d’un report de la somme restante sur les 10 prochaines années de votre déclaration d’impôt. Pour calculer votre déficit foncier reportable, vous trouverez sur notre article dédié au déficit foncier, des exemples de calculs permettant de pouvoir vous situer sur les sommes à déclarer ainsi que la procédure pour le faire. Cette création de déficit foncier est imputable sur le revenu global et permettra, in fine, de faire baisser votre impôt sur le revenu

Pour réaliser cette opération, vous devez faire une demande d’adhésion au régime réel. À savoir que vous y serez automatiquement affecté si vos revenus locatifs bruts dépassent 15 000€ par an. 

Enfin, ce mécanisme n’est pas considéré comme une “niche fiscale”. Dès lors, celui-ci peut être cumulé avec d’autres dispositifs tels que : Pinel, Malraux, Cosse ou le démembrement de propriété.

Les solutions juridiques pour alléger votre fiscalité

1) Défiscalisation immobilière et démembrement de propriété

Le démembrement de propriété est un mécanisme juridique permettant de scinder la propriété d’un bien entre plusieurs acteurs. Ce mécanisme est majoritairement utilisé sur des biens immobiliers. En effet, le démembrement de propriété permet de diviser le coût total d’un bien immobilier, ainsi que les caractéristiques de ce bien, et de les répartir entre différents acteurs qui ne seront pas tous assujettis aux mêmes impôts. Les acteurs sont les suivants : 

  • L’usufruitier : il possède le droit de percevoir les fruits du bien, tel que les loyers si le bien est à louer, ainsi que le droit de résider dans le bien

  • Le nu-propriétaire : il possède le droit de disposer du bien à terme 

En divisant le bien entre l’usufruitier et le nu-propriétaire, le nu-propriétaire pourra s'exonérer de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI, ex-ISF) car cet impôt sera à la charge de l’usufruitier uniquement. 

De plus, le coût du bien ne sera plus à considérer dans sa totalité : la division permettra de répartir le bien entre les deux acteurs et de ce fait, l’usufruitier ne sera imposable que sur un pourcentage du bien. C’est donc également intéressant pour l’usufruitier, car la valeur de l’usufruit est toujours inférieure à la valeur du bien en pleine propriété. Ainsi, selon la division effectuée, le coût du bien pourra permettre de réduire ses parts fiscales sur l’IFI ainsi que sur l’Impôt sur le Revenu (IR). 

2) La nue-propriété pour investir dans l’immobilier sans gestion locative

Les avantages du démembrement de propriété s’appliquent également au concept de nue-propriété. En effet, investir en nue-propriété vous permet, en tant que nu-propriétaire, de :

  • Optimiser voire annuler votre IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière)

  • Être exonéré des impôts locaux : taxe foncière et d’habitation

  • Réduire vos droits de donation

  • Préparer votre succession 

  • Ne pas vous préoccuper de la gestion locative, qui est réservée à l’usufruitier

Investir dans l'immobilier : comment faire le bon choix ?

Au-delà du dispositif fiscal visé, le choix du bien constitue une étape capitale dans un projet d'investissement immobilier. Voici donc quelques astuces pour choisir un bien qui a de la valeur, et faire un premier pas vers la réussite de votre placement.

Les critères de choix d'un bien immobilier

Difficile d'estimer la valeur d'un bien tant les facteurs pris en compte dans le calcul sont divers. D'autant plus que le secteur de l'immobilier est complexe et en constante évolution. Pour s'y retrouver, il est nécessaire de connaître les différents critères qui entrent en jeu dans l'estimation de la valeur d'un bien. En les connaissant, vous aurez une vision plus claire de vos attentes et pourrez passer à l'étape suivante dans la mise en place de votre projet.

La localisation du bien immobilier

Vous vous en doutez sûrement déjà, mais il s'agit du facteur principal de valorisation d'un bien immobilier. Outre le fait que certains endroits sont beaucoup plus recherchés que d'autres, il existe aussi des lieux plus attractifs que d'autres. On parle ici de la proximité des commerces, des transports en commun ou des zones d'activités professionnelles. Vous l'aurez donc compris, plus l'emplacement d'un bien est recherché, agréable et attractif, plus sa valeur sera élevée. Il est alors plus prudent d'investir dans des localisations pour lesquelles il existe une demande.

Le bien en lui-même

Ce critère regroupe beaucoup d'aspects. On prendra notamment en compte la construction et l'architecture du bien (matériaux, style, superficie etc), les équipements du bien et l'état d'entretien du bien, de ses équipements, et de son terrain.

Autres variables importantes : les diagnostics techniques et performances énergétiques (DPE). Par exemple, si un logement contient de l'amiante, cela peut considérablement impacter sa valorisation et l'usage que vous pourrez en faire. De même, s'il est trop énergivore.

Les risques

Pour éviter les mauvaises surprises, nous vous conseillons d'être vigilant sur les risques suivants :

  • Les termites : voici la carte des zones considérées comme infestées par les termites :

    Défiscalisation immobilière

    Source : Ecologie.gouv.fr

  • Les champignons lignivores : tout comme les termites, ce sont des parasites. Si le bien en est infesté, le propriétaire a l'obligation de la déclarer à la vente (loi ALUR). En fonction des cas, le propriétaire d'un bien infesté peut être tenu de retirer toutes les constructions en bois, et de les brûler

    Défiscalisation immobilière
  • Le sol et les sous-sols : la présence d'argile, de gypse antéludien, de galeries sous-terraines, de vestiges archéologiques et autres peut engendrer des surcoûts de construction ou d'entretien, voire même menacer la stabilité des constructions

  • Les risques technologiques : le Plan de prévention des risques technologiques et industriels (PPRT) régit les zones dans lesquelles les constructions ou extensions seront interdites ou limitées, au sein d'un périmètre d'exposition aux risques

  • Les risques naturels : le Plan de prévention des risques naturels (PPRN) fonctionne de la même façon, au regard des risques naturels auxquels sont exposées certaines zones. On compte par exemple les inondations,incendies de forêts, mouvements de terrain, avalanches, séismes. En outre-mer, les cyclones et éruptions volcaniques s'ajoutent à la liste.

Le cadre juridique

Certaines lois ou certains règlements peuvent encadrer des biens immobiliers et ainsi impacter leur valeur et leurs usages. Voici quelques exemples de restrictions, inscrites dans le droit public ou le droit privé :

  • Le droit des sols et de l'urbanisme : ces réglementations ont d'autant plus d'importance si le bien ne se situe pas en copropriété. Le PLU (Plan local d'Urbanisme) est un document que vous pouvez vous procurer facilement et qui vous donnera les informations importantes sur les zones de la commune du bien

  • Les servitudes de droit privé : Les servitudes sont des charges supportées par des propriétés privées (fonds servants) à l'intention d'autres propriétés (fonds dominants). Les servitudes ont une grande incidence sur la valeur d'un bien immobilier. Il peut s'agir par exemple d'un droit de passage, ou bien d'une interdiction de construire des étages supérieurs pour que les autres propriétés conservent la vue que leur propriété leur procure. Ces servitudes figurent sur l'acte de propriété

  • La loi Monuments historiques : Les biens classés Monuments historiques sont rares, ce qui contribue à les valoriser. Néanmoins, l'impact d'une telle nomination peut se révéler négatif dans la mesure où les coûts de travaux ou d'entretien du bien sont plus élevés. De plus, les décisions liées à la modification de ce genre de biens doivent être validées par l'architecte des Monuments historiques.

Les caractéristiques socio-économiques

Les derniers facteurs à prendre en compte sont les facteurs économiques et sociologiques. Ils sont très importants car ils ont une incidence directe sur la valeur d'un bien immobilier et sur le marché de l'immobilier en général. Pour être sûr de faire un bon investissement dans l'immobilier, il faut être bien conscient de la situation du secteur immobilier au moment où vous voulez investir.

Ainsi, il convient de se référer à l'état du marché de l'immobilier, et à des critères comme l'inflation, la croissance économique, le marché du travail (taux de chômage) et les taux d'intérêt.

Au niveau micro-économique, il est nécessaire de se référer à la démographie, à l'économie et à la qualité du cadre de vie local. On peut mesurer le critère démographique avec la structure de la population et son évolution (y a- t-il plus ou moins d'habitants dans le temps ?), le taux d'activité, les catégories socioprofessionnelles des habitants et la richesse fiscale. L'économie locale quant à elle s'apprécie avec les industries présentes dans la ville ou la région, le tourisme et les équipements structurants (transports en commun, aéroports, autoroutes, centres de recherche).

À savoir : Notre conseil est de porter une attention particulière aux industries de proximité. S'il y a une industrie prépondérante dans le secteur géographique du bien, alors il y aura un risque plus important qu'elle ne soit pas pérenne (délocalisations, etc). A contrario, si le secteur du bien dans lequel vous voulez investir est un secteur multi-industries, le risque est beaucoup moins important. L'idée est que la demande locative sera plus élevée si le bien est situé dans une zone pourvue d'opportunités professionnelles.

Enfin, la qualité du cadre de vie se mesure avec des indicateurs comme le niveau de vie médian, le taux de résidences secondaires ou encore les équipements sportifs et culturels mis à disposition. Le climat est aussi une variable non négligeable dans l'appréciation de la qualité de vie d'une zone géographique. En effet, nous avons tendance à nous établir dans des lieux ensoleillés et proches de la mer ou de l'océan.

Comprendre le marché immobilier

Pour faire un bon investissement immobilier, il faut tout d'abord comprendre le marché immobilier.

Le secteur de l'immobilier est un secteur concurrentiel où il est possible pour les futurs acquéreurs et propriétaires d'acheter, de vendre ou de louer un ou plusieurs biens immobiliers.

Parlons dans un premier temps des différents types de biens, qu'on appelle aussi les actifs, disponibles sur le marché de l'immobilier.

La résidence principale est le premier type d'achat immobilier ; les particuliers ont pour première motivation d'être propriétaire d'un bien immobilier pour y vivre et pour avoir un sentiment de sécurité.

Vient ensuite le deuxième type d'achat immobilier : celui consacré aux entreprises. Suite à la tertiarisation de l'économie, les sociétés ont eu besoin de domicilier leur activité en devenant propriétaires de locaux, généralement des bureaux déjà meublés.

Troisième type : l'immobilier de placement. Il s'agit des investissements réalisés dans le domaine de l'immobilier en vue de percevoir des revenus (pour la plupart locatifs).

Enfin le quatrième type d'achat : l'immobilier de loisir. On parle ici d'hébergements touristiques ou de résidences secondaires par exemple.

Après avoir exposé les types de biens disponibles sur le marché de l'immobilier, faisons le point sur les différents acteurs de ce marché :

Les prestataires :

  • L'agence immobilière

  • Les promoteurs immobiliers

  • Les banques et assurances

  • Les notaires

Les particuliers :

  • Les propriétaires, acheteurs et locataires

  • Les investisseurs : que vous soyez particulier ou professionnel, tout le monde peut investir dans l'immobilier. Vous devez juste vous assurer d'avoir les fonds nécessaires et de gérer correctement votre enveloppe budgétaire.

Voici les différents types d'investisseurs en France en 2020 :

Défiscalisation immobilière

Il est important de se rappeler que l'immobilier est un marché, et comme tous marchés, celui-ci est soumis à des variations.

Par exemple, nous assistons ces derniers temps à la digitalisation de ce marché, et de tant d'autres, mis en lumière par le confinement de mars 2020. La crise sanitaire à laquelle nous faisons face a aussi créé de nouvelles envies et tendances, si bien que des critères comme les espaces extérieurs ont été prisés.

Enfin, comprendre le marché de l'immobilier c'est aussi porter une attention particulière aux taux d'intérêt et aux baisses ou hausses des prix des biens.

Faire appel à un conseiller en investissement immobilier

Afin d'être accompagné dans votre projet, vous pouvez faire appel à un expert immobilier, comme un conseiller en investissement immobilier. La mission de ces professionnels est de vous apporter un accompagnement et un conseil sur les différentes stratégies de développement du patrimoine via l'immobilier de placement. Tout en prenant en compte votre situation et les facteurs patrimoniaux, budgétaires et fiscaux, ils vous aideront à déterminer quelle solution est la plus adaptée. Ils peuvent aussi être en mesure de vous proposer directement l'immobilier neuf ou ancien, ou bien de vous mettre en relation avec le réseau d'agences immobilières adéquat.

Chaque cas est totalement différent et chaque client a sa propre problématique, son propre objectif et ses propres contraintes. Chaque profil est aussi différent : tant au niveau de la personnalité (à l'aise avec la prise de risque par exemple) que de la catégorie socio-professionnelle. C'est pourquoi il est essentiel pour un professionnel du milieu de proposer un accompagnement personnalisé.

En ce qui concerne les réglementations du métier, un conseiller en investissement immobilier doit, pour exercer, disposer de plusieurs accréditations. Mais surtout, il doit disposer d'une carte professionnelle délivrée par la Chambre de Commerce et d'Industrie.

Vous pouvez aussi faire appel à un CGP (conseiller en gestion de patrimoine) dont l'objectif est d'optimiser votre patrimoine immobilier, financier et mobilier. Pour ce faire, il vous fournira lui aussi des conseils selon le diagnostic patrimonial qu'il aura préalablement établi en fonction de vos capacités financières et de vos projets, vos objectifs et vos critères.

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